4 Mai 2017

Question - Propos du député de LaFontaine lors de l'étude des crédits sur la langue française

Extrait du Journal des débats du 4 mai 2017

M. Kotto : M. le Président, hier, pendant l'étude des crédits du volet Langue française du ministère de la Culture, le député de LaFontaine, plutôt que de questionner le ministre sur son bilan de l'année écoulée, comme le veut l'exercice au bénéfice de la transparence et de l'éclairage de nos concitoyens, et sans pudeur, il a talonné et il a pilonné la Charte de la langue française et démoli la mémoire de Camille Laurin, l'architecte de cette loi. À plusieurs reprises, il a taxé la Loi 101 de brimer les libertés des Québécois et accusé Camille Laurin, et je le cite, de «faire de la politique au détriment des droits et libertés fondamentales», saluant au passage le travail des tribunaux qui, selon ses termes encore, «ont bonifié la Loi 101» et encensant — je cite encore — «le groupe de députés libéraux courageux qui avaient votés contre la Charte de la langue française».

Le ministre de la Culture peut-il rappeler à son collègue que la Loi 101 a été une avancée majeure qui a forgé l'identité du Québec moderne, accordant des droits linguistiques fondamentaux au bénéfice et dans le respect de tous les citoyens du Québec?

Le Président : M. le ministre de la Culture.

M. Fortin (Sherbrooke) : Oui. Merci beaucoup, M. le Président. Alors, visiblement, le député de Bourget et moi, on n'a pas assisté à la même étude de crédits hier. Ce n'est pas du tout ce qu'a fait le député de LaFontaine. Le député de LaFontaine a mis en lumière certains articles dans la version originale de la Loi 101 qui allaient à l'encontre de la constitution et des chartes qui nous gouvernent.

Ceci étant dit, au terme de notre conversation, le député de LaFontaine et moi, nous avons reconnu, comme l'ensemble des parlementaires de cette Assemblée, que la Loi 101 a permis des avancées pour le rayonnement du français au Québec et nous en sommes fiers. Il n'est pas question de notre côté de remettre en cause la Loi 101. Que ça, ça soit bien clair, M. le Président.